LES SERIES DE LA TELOCHE

FANTOMAS


genre :
policier

 

nombre d'épisodes :

4
1 saison

 

durée de l'épisode : 90 mn

 

date et lieu de naissance de la série :
le 4 octobre 1980 sur Antenne 2

 

l'histoire : les exploits d'un insaisissable bandit masqué, pourchassé inlassablement par un policier zélé, secondé par un jeune journaliste intrépide.

 

LES PERSONNAGES

 

FANTOMAS (Helmut Berger)
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Fantômas est un criminel de la pire espèce, un fou sanguinaire, mégalomane et inquiétant, qui étrangle, assassine, terrorise, tous ceux qui pourraient le gêner dans ses projets funestes. Bref, c'est un personnage terrible, qui non content d'être un véritable génie en la matière, a réussi à demeurer inconnu, insaisissable, pour ne pas dire, invisible. Nul ne sait véritablement à quoi il ressemble, puisqu'il n'a pas de visage, et il n'a pas même pas d'empreintes.

 

Helmut Berger a été révélé au grand public comme l'acteur fétiche de Luchino Visconti (dont il fut l'amant) notamment dans "Les Damnés" (1969) et "Ludwig" (1972). Pour Visconti, il incarne mieux que quiconque la perversion dans des rôles qu'il lui donne.


L'INSPECTEUR JUVE (Jacques Duphilo) 
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D’aspect énergique, actif, remuant, intelligent, persévérant, volontaire et audacieux, il est l'ennemi acharné, voire obsessionnel, de Fantômas. Sa vie est vouée à la capture – ou à la destruction – du monstre.

 

Grand homme de théâtre, Jacques Dufilho obtiendra un Molière du meilleur acteur en 1988 pour son rôle dans "Je ne suis pas Rappaport" de Herb Garner.

Son interprétation de "L'Avare" en 1962 reste un moment époustouflant de théâtre ; il joue également dans "Colombe" de Jean Anouilh, est l'interprète de Marcel Aymé, à chaque fois sous la direction d'André Barsacq, et dans des œuvres de Jacques Audiberti.

Sa carrière cinématographique, souvent dans des seconds rôles, en France et en Italie, est énorme (plus de 160 films). Il a joué dans des longs-métrages parfois médiocres, mais son talent fait qu'il y est, lui, toujours excellent, voire mémorable.

 

JEROME FANDOR (Laurent Malet, à gauche)
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Anciennement Charles Rambert, ses parents ont été tous deux victimes de Fantômas. Impliqué malgré lui dans un meurtre commis par le génie du crime, Fandor est l'allié et l'ami indéfectible de son « père spirituel » Juve. L'inspecteur lui a fourni sa nouvelle identité afin de le protéger du criminel qui décima sa famille. Désormais journaliste intrépide à « La Capitale », jeune, sportif, gouailleur et tête brûlée, Fandor lutte aux côtés de Juve contre Fantômas. Il est également le fiancé d'Hélène, que le bandit tente de lui arracher.

 

Pierre Malet est né le à Bayonne.

Il est le frère jumeau de Laurent Malet et le demi-frère d'Olivier Guespin.

Il débute sa carrière d'acteur en 1976, parallèlement au cinéma et à la télévision. On l'a vu ainsi dans "Un éléphant, ça trompe énormément" (1976), "La nuit de Varennes" (1982), dans deux pièces dans le cadre de "Au théâtre ce soir", dans la série "L'amour en héritage" et un épisode de "L'instit".

 

LADY BELTHAM (Gayle Hunnicutt)

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la troublante maîtresse et complice de Fantômas. Tantôt désarmante de sincérité, tantôt terriblement manipulatrice, un personnage un peu surréaliste, à la fois ange et démon.

 

Ancien mannequin Gayle Hunnicutt, née le au Texas, suit des cours d'art dramatique à Los Angeles, sous la direction, notamment, de Jean Renoir. Elle débute à la télévision en 1965 et au cinéma l'année suivante.
Elle apparaît ensuite dans "Max la menace" et s'illustre dans trois films de genre. Puis elle est au casting de "Scorpio" (1972), ou "Dream Lover" (1986), d'Alan J. Pakula sur grand écran.
On la voit à la télévision dans "Le retour du Saint", "Chroniques martiennes" (1980), d'après le roman de Ray Bradbury, "La croisière s'amuse", et treize épisodes de "Dallas", entre autres.

 

GROS PLAN
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Tentative de retrouver l'esprit original du héros maléfique né de la plume de Pierre Souvestre et Marcel Allain en 1910, cette série franco-allemande est plus proche des films muets de Louis Feuillade (1913) que des pitreries orchestrées par André Hunebelle et Louis de Funès dans une trilogie des années 1960. A l'écran, le manque de moyens est criant, et il est étonnant de penser que ce feuilleton a marqué en son temps les esprits des jeunes téléspectateurs. Pouvoir d'évocation du mythe ! Car ce qui nous est donné à voir est plutôt déprimant.

Si le premier épisode parvient à peu près à retenir l'attention, la suite n'est pas flamboyante: le rythme est languissant, les décors gris, l'éclairage déficient, l'action étonnament peu fréquente, même si quelques passages obligés sont de la partie (Fantômas courant sur le toit d'un train par exemple)... On alterne entre lentes palabres dans des intérieurs bourgeois et visites d'endroits plus ou moins sordides (prisons, caves et autres culs-de-basse-fosse). L'ensemble est parfaitement désuet, ce qui après tout n'est pas antinomique avec les histoires racontées.

La série existe en DVD.

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la réalisation : confiée aux réalisateurs Claude Chabrol et Juan-Luis Bunuel, on était en droit d'attendre mieux.

 

le générique : ne restera pas dans les annales. Musique très réussie signée Georges Delerue.

 

le doublage : Helmut Berger et Gayle Hunnicutt sont doublés en français.

 



20/07/2016
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