LES SERIES DE LA TELOCHE

CANAL +

CANAL +

Canal+ est une chaîne de télévision généraliste française privée à péage, surtout axée sur le cinéma et le sport. Toute première chaîne privée à péage en France, elle appartient au groupe Canal + (Filiale du Groupe Vivendi).

 
Le 9 juin 1982, le président de la République française François Mitterrand annonce, lors d'une conférence de presse :
« Une quatrième chaîne de télévision sera incessamment mise en œuvre. Elle se tournera davantage vers des retransmissions et aussi des problèmes de Culture. Cette chaîne ne sera financée ni par la redevance, ni par la publicité ».
 

Ce projet de chaîne culturelle que lui ont suggéré Jean-Louis Bianco et Jérôme Clément provient également de plusieurs autres sources. Une chaîne à dominante culturelleest un dossier soutenu par le ministre de la culture Jack Lang. Toutefois, le projet initial axé sur les sujets culturels va être considérablement modifié pour devenir une chaîne à péage consacrée au cinéma.

 

En juin 1981, Pierre Nicolay est nommé Président du Groupe Havas.
En juillet 1981, il désigne Léo Scheer comme Directeur du Développement et Directeur de Cabinet du Président et le charge de définir un plan stratégique dans le domaine audiovisuel pour le groupe.
L'équipe va développer un projet durant une année. Il comprend l'élaboration du plan d'affaires, la définition d'une grille de programmes basée sur la diffusion de films récents, la négociation
les industries du cinéma, la reprise technique du réseau anciennement utilisé par TF1, le cadre juridique de la concession de service public, l'expertise technique du décodeur et l'adaptation de la logistique, inspirée des chaînes hertziennes américaines à péage basées à Los Angeles.
 

 

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Le projet appelé Canal 4, suite à une erreur d'impression, deviendra Canal +. Le comité de direction est partagé, nombreux sont ceux qui s'inquiètent devant l'ampleur de l'investissement. Toutefois, après une courte période d'hésitation, André Rousselet décide de mobiliser les moyens du groupe Havas pour faire aboutir ce projet.
La phase de mise au point opérationnelle durera deux années supplémentaires. Pierre Lescure est nommé à la tête du projet de programmes.
 
Lui et son équipe, Alain de Greef, René Bonnell, puis Albert Mathieu et Charles Biétry, élaborent un projet qui, du point de vue du programme, de son impact sur le financement du cinéma et du sport et de son potentiel commercial peut être enfin lancé.

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Le 4 novembre 1984, André Rousselet, ancien directeur de cabinet du président de la République, devenu président de Canal +, ouvre l'antenne à 8h du matin, en appuyant sur un bouton en régie, douze ans après la création de la troisième chaîne. Canal Plus compte alors 186 000 abonnés.


Canal + singularise ses programmes par la multi-diffusion limitée à six fois des films récents du cinéma international, la présence de sports peu diffusés ailleurs (boxe, basket-ball, Golf...) et la prédominance du football qui deviendra son deuxième pôle d'attraction.

 

Fraîchement accueillie par ses trois concurrentes publiques, la chaîne connaît des débuts difficiles. En 1985, l'annonce de la création de deux nouvelles chaînes privées gratuites, La Cinq et TV6, incite les téléspectateurs à l'attentisme et freine sérieusement les abonnements.

 

Fin 1985, le déficit est de 330 millions de francs pour un chiffre d'affaires de 558 millions.

Les abonnements redécollent alors grâce au renforcement des plages « en clair » (matin, midi et soir) que la chaîne a aménagées dans ses programmes cryptés comme de véritables vitrines financées par la publicité pour donner un avant-goût de la chaîne aux téléspectateurs et les inciter à s'abonner.

 

Cette période de forte croissance marque le tournant de l'axe "populaire" et moins "parisien" avec toute une série d'émissions et rendez-vous "accrocheurs" parmi lesquels : Top 50 présenté par Marc Toesca, Coluche 1 Faux, La Maxitête, jeu d'argent consistant à reconnaître les visages et voix de plusieurs célébrités associées en un seul visage composite.

On retrouve également à l'antenne de Canal + dès son lancement, Patrick Poivre d'Arvor, Christophe Dechavanne, Alain Chabat et Michel Denisot.
Le premier film diffusé à l'antenne le matin du 4 novembre 1984 est "L'As des as" avec Jean-Paul Belmondo.

 

Durant cette période qui n'a rien à envier aux pratiques des concurrentes commerciales TF1 et La Cinq, Canal + engrange un volume insuffisant d'abonnés. La création ultérieure d'émissions comme Direct (9 octobre 1985), Nulle part ailleurs (31 août 1987), toutes deux animées par Philippe Gildas, la chaîne se trouve un ton et une identité faits d'irrévérence avec Coluche 1 faux puis Les Nuls.

 

En janvier 1987, Canal+ crée sa filiale de production, Canal+ Productions, laquelle deviendra Studio Canal, l'un des premiers catalogues de films du monde ; en octobre de la même année, Canal+ lance Canal+ Magazine, le mensuel imprimé des millions d'abonnés de la chaîne, présentant les programmes du mois.

 

Le 19 décembre 1989, Canal + peut se targuer d'avoir dépassé les 3 millions d'abonnés et de dégager un bénéfice de 774 millions de Francs (118 million d'euros) pour un chiffre d'affaire de 5,3 milliards de francs (808 millions d'euros).

 

En février 1994, suite à une modification du pacte d'actionnaires, André Rousselet démissionne. 
A la rentrée, c'est Jean-Luc Delarue qui quitte la chaîne, marquant la fin d'une époque, alors qu'elle s'apprête à fêter son dixième anniversaire.
Antoine de Caunes, quant à lui, la quitte à la rentrée 1995.

 

L'ellipse de Canal+, véritable identité visuelle connue et reconnue de tous, passe à la trappe le 28 août 1995 au profit d'un logo tristounet en cartouche noir écrit en blanc, qui se décline sous forme de multiplex pour le satellite : Canal+ Bleu et Canal+ Jaune. En 1998, Canal+ Vert (plutôt orientée sport) fait son apparition.

 

En septembre 1999, Vivendi détient 49 % de Canal+ mais surtout 75 % des voix au conseil d'administration. Jean-Marie Messier, le PDG de Vivendi, est seul maître à bord d'un groupe

qui perd de l'argent depuis 1997 (alors que la chaîne Canal + France reste très largement rentable).

Nulle part ailleurs, l'émission phare de la chaîne, est déclarée médiatiquement en perte de vitesse suite au départ de Philippe Gildas en 1997, mais son audience est la plus forte de son histoire lors de la dernière année de Gildas et des deux années où Guillaume Durand lui succède.

 

Le coût de la grille a explosé depuis que TPS s'est attaqué aux fondamentaux de la chaîne : le football et le cinéma et toutes les filiales européennes sont déficitaires. En 1999, alors que la chaîne française reste largement rentable, le groupe Canal +/Canal Satellite annonce une perte nette de 892 millions de francs toutes activités confondues.

 

Le 11 décembre 2000, Canal +, Vivendi et Universal fusionnent dans un nouvel ensemble qui les propulse au 2e rang mondial avec à sa tête Jean-Marie Messier. La fusion a pour but d'alimenter les réseaux détenus par Vivendi avec les contenus musicaux et les films d'Universal.

 

Le 21 décembre 2000, Michel Denisot remplace Alain de Greef à la direction générale des programmes. L'image se dégrade, le taux de désabonnement en France n'a jamais été aussi élevé, surtout en raison de l'explosion de l'offre concurrente : TPS, Canalsat et AB-sat. Canal + ne détient alors plus le monopole de la télévision payante institué en 1984.

 

Suite à la fusion, Jean-Marie Messier met en place un plan d'économies drastique. En France, Canal + doit réaliser 400 millions d'euros d'économies sur deux ans et un plan social prévoit 217 licenciements dans le groupe. Ce plan social permet à quelques journalistes de Canal + de venir remplacer la vingtaine de jeunes journalistes virés de la chaîne d'information de Pierre Lescure, i-télévision (future i>Télé), lancée fin 1999. Les tensions qui règnent avec Vivendi entraînent le limogeage de Pierre Lescure du poste de président.

 

La chaîne interrompt ses programmes pour retransmettre une assemblée générale des salariés. Quelques jours plus tard, Jean-Marie Messier est obligé de se rendre au CSA sous les huées des salariés de Canal + France pour rassurer le conseil sur les engagements pris deux ans plus tôt au nom de Canal +, à l'époque de la fusion avec Universal.

 

Xavier Couture, ancien numéro 3 de TF1, prend la succession de Pierre Lescure pour quelques mois.

Après avoir vécu 18 ans dans l'illusion de faire partie d'une grande famille, les salariés de Canal + découvrent que leur société, mise en difficulté par le groupe dont elle fait partie, est soumise aux mêmes lois que toutes les autres et craignent alors un possible rachat par le groupe TF1, Lagardère et la fin de leur singularité. Pour calmer le jeu, Dominique Farrugia a été nommé Président de Canal + comme garant du fameux « esprit Canal » des débuts.

 

Le plan de convergence de Jean-Marie Messier a échoué, forçant les actionnaires à demander son départ de Vivendi Universal début juillet 2002.

 

En février 2003, Le siège mythique de la grande époque de Canal + sur le quai André Citroën est revendu, le groupe s'installe à Issy-les-Moulineaux.

 

Le groupe Canal + va alors subir un nouveau plan social avec 305 postes supprimés qui touche tous les services (sauf la création, les commerciaux et les relations clientèle). Lors du mouvement de grève consécutif à l'annonce du plan social, le journal de la mi-journée du 14 février 2003 de Canal+ est remplacé par une édition réduite et réalisée par les équipes d'i>Télé, avec un retard exceptionnel de trois quarts d'heure.

 

À la rentrée 2003, la chaîne crée de nouveaux programmes pour sa grille en clair. Michel Denisot restera à l'antenne après une période d'épuration des cadres.

 

La bonne surprise vient de 20H10 pétantes, le show people de Stéphane Bern. Grâce à cette émission et au Grand journal de Michel Denisot, la case en clair autrefois occupée par Nulle part ailleurs renaît en quelque sorte, à la rentrée 2004.

Des animes phares comme South Park et Les Simpson sont également diffusés.

Quant aux équipes des Guignols et de Groland, leurs émissions sont réalisées à La Plaine Saint-Denis.

 

Canal + fête plus sereinement ses 20 ans et annonce être désormais financièrement hors de danger.

 

De nombreux départs et arrivées rythment la rentrée 2006 : entre autres, départs des journalistes Harry Roselmack et Marie Drucker, des animateurs Karl Zero et Stéphane Bern, arrivées de Laurence Ferrari et de Thierry Ardisson. La grille des programmes subit ainsi de nombreux changements.

 

De juin à novembre 2006, Jamel Debbouze présente une émission de découvreur de talents humoristiques, Jamel Comedy Club. Karl Zero voit "son" Vrai journal remplacé le dimanche midi par une émission politique, Dimanche +.

 

Lors de la saison 2008, les tranches en clair enregistrent un record d'audience historique.
La même année, après l'acquisition-fusion de TPS avec Canalsat, avec l'émergence de l'offre télévisuelle
du concurrent Orange (groupe France Télécom) et les ambitions du groupe TF1 pour se développer sur la télévision numérique terrestre, mais également le succès des différents services de Vidéo à la demande (VOD), le groupe Canal+ entend se préparer à une compétition plus intense.

 

Après avoir acquis la plupart des droits de retransmission des rencontres de football, le groupe Canal + tente de verrouiller la reprise d'extraits des compétitions au titre du « droit à l'information ».

 

Canal + passe au tout numerique le 24 novembre 2008.

La chaîne investit dans la création de chaînes premium en Europe et sur le bassin méditerranéen, en Belgique francophone, aux Pays-Bas, sur le continent africain, en Espagne, Pologne, Italie, Danemark, Suède, Finlande et Norvège.

 

La chaîne a connu plusieurs slogans. "Canal +, La télévision des Nouvelles Images"  avant même son lancement.
"Canal +, c'est plus"  (dans La Maxitête
),
"
Canal +, la télé pas comme les autres" (1992),
"Au moins pendant que vous regardez Canal Plus, vous n'êtes pas devant la télé" (1995)
"Canal+, demandez plus à la télé !" (1997).

 

A sa création, Canal + bouleverse plusieurs habitudes de la télévision française : Première chaîne à péage accessible par le réseau hertzien terrestre, offre de films récents du box-office, diffusion en direct des matches de la Ligue 1 puis de la ligue des champions de football, multidiffusion des séances cinéma.

 

La chaîne procure un tremplin à certains inconnus ou débutants tels que Jean-Luc Delarue, Isabelle Giordano, Pierre Sled, Marc-Olivier Fogiel...

 

L'accès aux programmes payants de la chaîne Canal + est réservé aux détenteurs d'un décodeur TV et d'une clé ou carte (à puce) d'abonnement contenant des droits d'accès actifs.

 

Canal + diffuse essentiellement des films récents en exclusivité et tous les matches de football de Ligue 1 dont elle a acheté, pour 600 millions d'euros, l'exclusivité des droits de diffusion en 2004.

 

Mais la chaîne est semi-généraliste et programme donc également des séries, des magazines, des flashs d'information, des émissions pour la jeunesse et de nombreuses émissions de divertissement dans ses plages en clair le midi et en access prime-time.

 

Canal + reste la chaine française ayant le plus de droit sur le sport. Possédant les droits tv de quasiment tous les grands événements sportifs de la planète : La Ligue 1, le Top 14, la NBA, les Jeux Olympiques, la Coupe du monde de football, pour les plus emblématiques.

 

Canal + est déclinée sur les bouquets satellitaires CanalSat et Canal + Le Bouquet sous la forme de sept chaînes :

CANAL +

 

Le Dimanche 01 er Mai 2011Postez un commentaire



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